DPE du quartier Centre à Saverne : bâti ancien, étiquettes et immobilier
Dans le quartier Centre à Saverne, les 786 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement ancien et composé surtout d’appartements. Les passoires énergétiques représentent 8,8 % de cet échantillon, une proportion proche de celle observée dans la ville.

Le dossier énergétique du quartier Centre repose sur 786 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 3 001 DPE à Saverne. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués et de comparer leurs caractéristiques avec les indicateurs municipaux disponibles. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier : les proportions présentées concernent les diagnostics analysés. Le Centre se distingue par une présence importante de constructions anciennes et une très faible part de maisons individuelles. Ses résultats énergétiques appellent une lecture nuancée : la fréquence des classes F et G est presque identique à celle de Saverne, alors que la consommation médiane et le coût énergétique annuel médian estimé sont plus élevés. Pour un projet de vente ou de location, ces repères donnent un contexte, sans remplacer l’examen du DPE propre au bien.
Un bâti dominé par les appartements et les constructions d’avant 1948
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Centre) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 7 | 0,9 % |
| B | 55 | 7,0 % |
| C | 248 | 31,6 % |
| D | 272 | 34,6 % |
| E | 135 | 17,2 % |
| F | 43 | 5,5 % |
| G | 26 | 3,3 % |
La période de construction dominante dans le Centre est celle d’avant 1948 : elle représente 47,5 % des diagnostics du quartier, contre 28,0 % à l’échelle de Saverne. La part des logements construits avant 1975 atteint 67,3 %, ce qui confirme le poids du bâti ancien dans l’échantillon. Les maisons individuelles ne représentent que 5,5 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. La surface médiane est de 62 m², contre 66 m² pour la ville. Ces caractéristiques définissent un profil immobilier distinct du profil municipal, mais elles ne suffisent pas à expliquer chaque résultat énergétique. Les faits disponibles ne renseignent ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les rénovations réalisées. Il serait donc excessif d’attribuer une étiquette précise à un logement uniquement à partir de son âge ou de sa situation dans le Centre.
Des étiquettes C et D très présentes, avec 69 diagnostics F ou G
- Classes A et B : 7 diagnostics portent une étiquette A et 55 une étiquette B. Ces catégories sont présentes dans le quartier, mais leurs effectifs restent inférieurs à ceux des classes C et D.
- Classes C et D : 248 diagnostics sont classés C et 272 sont classés D. La classe D est ainsi la plus représentée dans l’échantillon du Centre, devant la classe C.
- Classe E : 135 diagnostics relèvent de cette catégorie. Cet effectif rappelle que la description du quartier ne se limite ni aux meilleures étiquettes ni aux seules passoires énergétiques.
- Classes F et G : 43 diagnostics sont classés F et 26 sont classés G. Les 69 logements concernés représentent 8,8 % des diagnostics géolocalisés dans le quartier.
La répartition montre que l’ancienneté du bâti ne se traduit pas uniformément par des étiquettes F ou G. Alors que 47,5 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948, les classes C et D occupent les premières places dans les résultats observés. Ce constat interdit de résumer le Centre à son seul patrimoine ancien ou à ses passoires énergétiques. Il ne permet pas, en revanche, de déterminer quelles périodes de construction correspondent aux différentes classes : aucun croisement entre âge du bâtiment et étiquette n’est fourni. De même, les données ne permettent pas de savoir si les résultats observés proviennent de rénovations, d’équipements particuliers ou d’autres caractéristiques des logements. Pour interpréter un bien précis, la bonne démarche consiste donc à partir de son diagnostic, puis à utiliser cette distribution comme un élément de comparaison à l’échelle du quartier.
Un taux de passoires proche de Saverne, mais des médianes plus élevées
Le Centre affiche 8,8 % de logements classés F ou G dans l’échantillon, contre 8,9 % pour Saverne. Sur ce critère, le quartier se situe donc très près de la référence municipale. La comparaison des autres indicateurs apporte cependant une nuance : la consommation médiane atteint 192 kWh/m²/an, contre 179 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également supérieur, avec 1 076 € dans le Centre et 1 030 € à Saverne, tandis que la surface médiane est plus petite dans le quartier. Ces valeurs sont des médianes, et non des moyennes arithmétiques. Elles décrivent chacune le milieu d’une distribution, sans désigner nécessairement un même logement. Il ne faut donc pas les combiner pour reconstituer un bien type, ni conclure que tous les appartements du Centre consomment davantage que ceux du reste de la ville.
Vendre dans le Centre : présenter les résultats du bien sans généraliser
- Situer l’étiquette du logement : les 272 diagnostics D et les 248 diagnostics C donnent un repère sur les catégories les plus présentes. Cette comparaison peut éclairer la présentation du bien, mais ne fournit aucune mesure de sa valeur de vente.
- Distinguer ancienneté et performance : avec 47,5 % de diagnostics portant sur du bâti d’avant 1948, l’âge du bâtiment mérite d’être présenté séparément de son étiquette. Les données du quartier ne prouvent ni la présence ni l’absence de travaux dans le logement vendu.
- Contextualiser l’estimation énergétique : les 1 076 € annuels médians estimés constituent un repère local, pas un montant à attribuer au bien. La présentation doit s’appuyer sur les informations de son propre diagnostic, sans promettre une dépense identique.
- Éviter les conclusions sur le marché : les 69 logements F ou G décrivent une situation énergétique. L’échantillon ne renseigne ni les montants des transactions, ni les négociations, ni les préférences des acquéreurs ; aucun effet chiffré sur la vente ne peut en être déduit.
Louer dans le Centre : examiner le logement plutôt que la seule statistique
Pour une mise en location ou une recherche locative, le profil du Centre donne surtout des points de comparaison. Les maisons individuelles ne représentent que 5,5 % de l’échantillon, et la surface médiane des logements diagnostiqués est de 62 m² : les résultats décrivent donc principalement un univers d’appartements. La consommation médiane de 192 kWh/m²/an permet de situer l’indicateur d’un bien, mais ne prédit pas à elle seule les dépenses de son futur occupant. Le coût annuel médian fourni reste une estimation, non une facture observée. Un bailleur comme un candidat locataire a ainsi intérêt à distinguer l’étiquette, la consommation et l’estimation de coût figurant dans le diagnostic du logement. Les faits disponibles ne comprennent pas de cadre réglementaire : ils ne permettent pas de conclure ici aux conditions juridiques de location d’un bien classé E, F ou G.
Questions fréquentes
Le Centre compte-t-il plus de passoires énergétiques que Saverne ?
Non, en proportion dans l’échantillon analysé : le Centre compte 69 logements classés F ou G, soit 8,8 %, contre 8,9 % à Saverne. Les deux taux sont très proches. Cela ne signifie pas que tous les autres indicateurs sont identiques : la consommation médiane du quartier atteint 192 kWh/m²/an, contre 179 kWh/m²/an pour la ville.
Les logements anciens du Centre ont-ils nécessairement un mauvais DPE ?
Les données ne permettent pas cette conclusion. Les constructions d’avant 1948 représentent 47,5 % des diagnostics, mais les classes les plus fréquentes sont D, avec 272 diagnostics, et C, avec 248. Aucun croisement entre période de construction et étiquette n’est fourni. L’âge d’un logement ne permet donc pas, dans ce dossier, de déterminer sa classe énergétique.
Quel budget énergétique retenir pour un logement du Centre ?
Le seul repère global fourni est un coût énergétique annuel médian estimé de 1 076 €, contre 1 030 € à Saverne. Ce montant ne constitue pas un budget garanti pour chaque logement et ne correspond pas à une facture réelle. Pour examiner un bien à vendre ou à louer, il faut distinguer cette médiane locale de l’estimation figurant dans son diagnostic.